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samedi 28 novembre 2009

"Le village aux huit tombes" de Yokomizo Seishi

Yokomizo Seishi est un auteur de littérature policière bien connu au Japon. Dans "le village aux huit tombes" (édition picquier poche), cela commence à une époque lointaine, comme sous la forme d'une légende, dans un village au coeur des montagnes où des samouraïs sont venus s'y réfugier après avoir volé un trésor. Les villageois, dans un premier temps, les ont cachés, mais gagnés par la cupidité, alléchés par la récompense pour leur capture et par le même coup leur trésor, ils trahirent les samouraïs. La malédiction semble s'être abattue sur ce village.

Quelques centaines d'années plus tard, l'arrivée du narrateur dans ce village semble déclencher à nouveau des meurtres et remuer des histoires anciennes. Qui perpétue les crimes et dans quel but? Le détective Kindaichi, sous ses airs benêts, mêne l'enquête avec brio. Ce roman policier se lit d'une traite! Palpitant, le rythme est soutenu, l'intrigue est prenante. A lire de toute urgence.

"Une carte pour l'enfer" de Miyabe Miyuki

Roman policier de Miyabe Miyuki: "une carte pour l'enfer" (édition picquier poche) a reçu un prix au Japon. Il y est question d'une jeune femme dont on parle, dont on décortique la vie, qu'on recherche mais qu'on ne "rencontre", du reste pas vraiment, que dans les dernières pages de ce livre palpitant. Nous suivons l'inspecteur Honma sur la piste de cette femme dans un pays où la fièvre consumériste a poussé les plus fragiles à se faire piéger par l'argent facile des cartes de crédit. La carte pour l'enfer, c'est la vie d'une solitaire, d'une vie où consommer c'est un peu atteindre un semblant de vie rêvée, l'engrenage vers une issue noire et désespérée. Voila que cette femme semble avoir conçu un stratagème meurtrier: prendre une nouvelle identité pour échapper aux dettes. L'auteur nous décrit avec détail le système des dettes, qui peuvent se poursuivre sur plusieurs générations entraînant des drames familiaux. Un regard noir et lucide sur notre société.

samedi 25 juillet 2009

Le "Lézard Noir", roman policier d'Edogawa Ranpo et "Détective Conan", manga de Gosho Aoyama


Ce qui m'a poussé à lire ce petit livre le "Lézard Noir", roman policier d'Edogawa Ranpo (Picquier Poche), c'est que je connaissais le manga intitulé "Détective Conan" manga de Gosho Aoyama (Kana). Le deuxième étant fan du premier.

Commençons par le roman policier japonais. Edogawa Ranpo est le pseudonyme de Hirai Tarô, auteur populaire très prolifique. Il reste un des maître du genre dans le pays du soleil levant, il a d'ailleurs donné son nom à un prix littéraire japonais. Son pseudonyme signifie « flânerie au bord du fleuve Edo » et phonétiquement se rapproche du nom d'Edgar Allan Poe dont il est un inconditionnel. Pour son univers de roman policier, il s'inspire aussi des oeuvres de Arthur Conan Doyle. Un des personnages principaux de ses livres est le détective Akechi Kogoro, qui va résoudre avec perspicacité les énigmes en se basant sur la logique psychologique des personnages et les faits. Dans le "Lézard Noir", il est à la poursuite d'une femme mystérieuse au tatouage de lézard. De retournements rocambolesques, en déguisements étonnants, Kogoro ne laisse jamais filer sa cible trop loin. Le scénario semble d'abord naïf et est surtout teinté de l'extrême noirceure des desseins et de la psychologie des personnages.
Le manga "Détective Conan" présente de nombreuses références et clins d'oeil au roman policier d'Edogawa Ranpo. D'abord le personnage principal est un jeune lycéen détective hors pair Shinichi Kudo, qui se retrouvant mêlé à une sombre conspiration, est empoisonné et se retrouve prisonnier d'un corps de garçonnet de 6 ans tout en gardant son esprit de lycéen. Le nom qu'il s'invente alors est... Conan Edogawa, Conan pour l'auteur de Sherlock Holmes, et Edogawa pour Edogawa Ranpo. Il se retrouve avec d'autres personnages à élucider des énigmes multiples et variées, parfois très noirs et à contextes sanglants. Pour gagner la crédibilité des adultes quand il a trouvé réponse aux énigmes, il trouve un stratagème: avec son gadget transformant sa voix, il prend celle de Kogoro Mouri (nom de Kogoro pour le détective de Edogawa Ranpo) qu'il endort préalablement. Kogoro Mouri est un détective pas très efficace et un peu benêt, père de Ran, petite amie de Shinichi. C'est chez eux qu'il est recueilli en se présentant comme le neveu du Professeur Agasa, un ami des parents de Shinichi.

"L'Ombre du Prince, une enquête du Mandarin Tân" écrite par Tran-Nhut: l'ombre du prince

Après avoir découvert ce roman policier historique par la 3ème enquête du MandarinTân (voir "La Poudre Noire de Maître Hou" lien ici - Picquier Poche), je n'ai pas pu me retenir de me jeter sur les autres volumes écrits par ces 2 soeurs Vietnamiennes Tran-Nhut qui manipulent si bien la plume.

Après la 2ème enquête intitulée "Le temple de la Grue Écarlate" (Picquier Poche), me voilà plongée dans la 3ème: "L'Ombre du Prince" (Picquier Poche).

Les détails sont toujours aussi bien renseignés, l'humour toujours présent et un sens du suspens qui m'a tenue en haleine jusqu'à la fin. Les repas des protagonistes me font toujours penser à ces mets des resto vietnamiens de Hanoi ou à Paris comme le Bambou dans le 13ème arrondissement (lien ici sur le restaurant le Bambou)

A propos d'Hanoi, justement ce récit se déroule là bas, de son ancien nom, Thang Long, la Cité du Dragon Déployé, capitale du Viêtnam du XVIIe siècle. Nous retrouvons accompagnant le Mandarin Tân, Dinh son ami aussi raffiné que perspicace, et le Docteur Porc qui cache sous une corpulence qui n'a rien a envier à l'animal éponyme, un personnage d'une extrême beauté, qui n'a pas son pareil pour pratiquer diagnostics médicaux et autopsies entre 2 repas copieux. Loin de sa région d'affectation du nord, le Mandarin Tân effectuera aussi un voyage dans son passé, au temps des concours triennaux qu'un triste événement viendra ponctuer. Y aurait-il un lien avec les crimes rituels perpétrés présentement dans la ville?! Ce roman foisonne de moments drolatiques: j'ai beaucoup aimé le dénouement du colloque de médicastres dont fait parti le Docteur Porc - délectable! Dinh, toujours aussi "piquant", n'a pas sa langue dans la poche et amène une pointe de lucidité amère et équilibre le duo qu'il forme avec son ami, Tân qui a une approche parfois trop rigide des gens. La fin est crédible et l'intrigue est bien menée.
A lire d'urgence!

vendredi 17 juillet 2009

"Vie et passion d'un gastronome chinois" par Lu Wenfu

Voila encore un livre qui m'a bien plu: la nourriture, c'est un sujet qui me plaît vraiment bien! "Vie et passion d'un gastronome chinois" écrit par Lu Wenfu, aux éditions Picquier Poche.

Tout oppose le narrateur, Gao Xiaoting, révolutionnaire convaincu, pragmatique, moraliste rigide, et le jouisseur des bonnes tables Zhu Ziye, l'épicurien, capitaliste épargné par les soucis financiers, ne se préoccupant que de goûter les meilleurs mets de la ville de Suzhou, en Chine. Pourtant, leurs chemins vont sans cesse se croiser. Comme une joute d'idées qui passerait par le langage de la nourriture, ils vont s'affronter. L'ironie du ton rend la lecture agréable et l'intrigue nous tient en haleine. La cuisine de Suzhou, qu'on appelle la "Venise orientale" est mise à l'honneur.

Quelques mots sur Suzhou (situé dans le sud de la Chine) une ville bien connue pour ses jardins dont 4 sont classés au Patrimoine mondial de l'Unesco. Les paysagistes de jadis ont fabriqué ces jardins, pour rassembler en un lieu, montagne, eau, pierre, pont, arbres; cela tend à représenter l'harmonie entre l'Homme et la nature. Un des principe fondamental du jardin chinois, contrairement au jardin et parc d'Occident où tout le paysage s'étend sous les yeux du spectateur, comme à Versailles par exemple; ici, à Suzhou, il faut découvrir petit à petit les "vues" comme autant de tableaux du maître paysagiste, au détour d'une galerie en zig zag, ou derrière une rocaille, ou à travers une ouverture en dentelle de pierre, on découvre un arbre plusieurs fois centenaire, un ruisseau, le reflet d'un kiosque dans un étang... ainsi, Suzhou a attiré de nombreux lettrés et artistes tels des calligraphes et peintres, accentuant d'avantage l'image d'une ville raffinée où l'on venait admirer les paysages et goûter la quiétude des jardins en dégustant un thé dans ces fameuses théières en terre cuite de Yixing. La cuisine de cette ville ne pouvait se développer que dans la même veine.

Un passage du livre qui me plaît bien où l'auteur évoque la recherche des nouilles de "première cuisson" par Zhu Ziye qui se lève aux aurores pour cela. Mais pourquoi? Simple: "La même eau de cuisson servait à faire un millier de bols; à la fin, c'était un véritable empois et les nouilles n'avaient plus aucune fraîcheur; elles se mettaient en paquet et prenaient un goût de farine crue. Si Zhu Ziye avait dû en avaler un bol, il en aurait été alourdi pour toute la journée. Un jour de gâché!". Cela me rappelle lorsque j'étais enfant et que ma mère cuisinait des nouilles, parfois elle les faisait trop cuire et c'est exactement ce goût dont je me souviens et la soupe qui devient épaisse!

Lecture savoureuse: "Le Palais du Mandarin" de Thanh-Van Tran-Nhut

Un peu de lecture pour cet été. Voilà une collection fort originale et à dévorer: les exquis d'écrivains aux Nil éditions. Plusieurs auteurs contemporains s'essayent à l'écriture sur la nourriture. Ce ne sont pas des recettes de cuisine mais des histoires et des souvenirs autour de la nourriture, du plus simple met au plat gastronomique.

Tran-Nhut nous convie dans son "Palais du mandarin" (clin d'oeil à son personnage le mandarin Tân, sans doute - "La poudre noire de Maitre Hou, une enquête du mandarin Tân" lien ici) à plusieurs petites anecdotes, nous faisant voyager, bien sur, dans son pays d'origine le Vietnam mais aussi aux Etats Unis et en France. Toujours cette note d'humour et piquante qui rend cette lecture délectable. On sent les saveurs, on voit les couleurs, on devine les odeurs, le langage pour décrire ce qu'évoque la nourriture est infini. Les fruits exotiques comme le durian, le longan, la carambole, la papaye... rappellent un voyage lointain. Des souvenirs qu'elle nous raconte, notamment cette friandise vietnamienne qu'elle prenait en sortant de l'école auprès d'une marchande ambulante, nous renvoie à nos propres souvenirs gustatifs d'enfance. Bref, c'est la madeleine de Proust, version sauce nuoc mam! J'ai bien ri à son récit sur les brioches au porc chipées par des singes voraces. Les soupes de nouilles du critique gastronomique, le pique assiette, le banquet de Philippe le Bon.... autant de récits différents. A lire absolument!

samedi 20 juin 2009

Le Vietnam ancien

Voila un petit ouvrage presque exhaustif sur l'histoire du Vietnam: "le Vietnam ancien" par A.V. Schweyer aux éditions Belles Lettres. Disons plutôt que c'est un excellent petit livre pour s'initier de façon assez poussée à l'histoire de ce pays sans avoir à ingurgiter des volumes et des volumes de livres. Pour préparer mon voyage au Vietnam, c'est parfait: les coutumes, les architectures avec schéma à l'appui, les traditions, et surtout l'histoire, indispensable de comprendre les grandes lignes détaillées pour pouvoir appréhender la vie locale d'aujourd'hui. Dans la même édition: de nombreuses autres civilisations sont mises à l'honneur (Egypte ancien, la Rome antique, les Mayas, le Siam etc).

La poudre noire de maitre Hou par Tran-Nhut aux éditions Piquier

"La Poudre Noire de Maître Hou" écrit par Tran-Nhut (éditions Picquier poche). J'ai parcouru ce roman policier historique avec un vrai plaisir. C’est dans le Vietnam du XVIIe siècle que se déroule la troisième enquête du mandarin Tân, un personnage droit et même un peu rigide, qui est tout à fait complémentaire avec ses acolytes : le lettré Dinh, un brin extravagant, et le Docteur Porc, plus direct et cru. L’intrigue est bien ficelée, les personnages attachants, et surtout l’humour dans l’écriture, les jeux de mots et les sous entendus mettent le tout en couleur tout en conservant une vraisemblance et une crédibilité. Les auteurs Tran Nhut, car elles sont 2 sœurs vietnamiennes, ont pris soin de faire des descriptions détaillées de la pharmacopée chinoises, des traditions sociales, des plantes locales. En plus de nous faire voyager dans le Vietnam d’antan, avec toutes les odeurs et les nourritures de là bas, nous sommes initiés avec habileté et légèrement aux us et coutumes de la vie locale, ainsi on découvre les cultes des anciens, les superstitions, les notions comme le confucianisme, le taoïsme, le moïsme. Ce qui nous semble, aux premiers abords, inaccessible et tellement « exotique » car lointaine de la culture occidentale, est complètement compréhensible. De plus, les détails distillés sur l’histoire du Vietnam nous rendent un peu plus cultivés au terme de ce livre (les dynasties impériales; les héros de l’indépendance du Vietnam: les sœurs Trung, Ly Thai to…). A la fin de cette aventure, on a irrésistiblement envie de découvrir les autres volumes de la série! Le site internet (http://tvtn.free.fr/) des sœurs Tran Nhut est riche d’informations et la rubrique « réponses aux lecteurs » très intéressante. Ainsi nous apprenons avec quel plaisir, elles ont écrit ces livres, en parallèle à leur travail (l’une est diplômée en ingénieur mécanique et l’autre en physique), comment elles ont travaillé, leurs sources d’inspiration et leur vie faite de beaucoup de voyages à travers le monde.

lundi 9 mars 2009

Un auteur exceptionnel de manga: Jiro Taniguchi

Un bol d'anguilles grillées sur du riz unagi-don à Akabané (arrondissement nord, Tokyo):


Pour qui ne connait pas les mangas, ce sont des bandes dessinées japonaises mais contrairement à nos BD occidentales qui s'adressent souvent à un public jeune, sont destinés à toutes les tranches d'ages selon le sujet abordé.
Taniguchi a reçu, à juste titre, le prix du scénario à Angoulême en 2003, pour son excellent manga "Quartier Lointain" (édition Casterman, en 2 volumes). C'est un récit qui nous renvoie, avec nostalgie, dans notre propre histoire et notre rapport aux autres. Taniguchi réussit avec des dessins d'une grande finesse, à nous plonger dans ce manga qu'on ne quitte pas avant de l'avoir fini non sans avoir éprouver quelques émotions. Hiroshi, un homme d'une cinquantaine d'années, croit prendre l'express pour Tokyo quand il se dirige tout droit vers sa ville natale Kurayoshi. Une fois sur place, il en profite pour se balader dans les rues de son enfance. Mais un événement étrange se produit, il s'évanouit et se réveille dans son corps d'adolescent mais avec son esprit d'homme! Il a voyagé dans le temps: il retrouve ses parents, sa soeur et sa grand mère comme à l'époque. Il décide alors de comprendre pourquoi un jour, son père est parti et n'a plus donné signe...
Du même auteur, un manga tout indiqué pour ce blog: "Le gourmet solitaire" (édition Casterman), l'histoire d'un homme et de ses promenades au hasard à travers les rues de Tokyo. En plus de découvrir les différents quartiers de cette ville, on découvre des plats typiques. Encore une fois, Taniguchi a le coup de crayons pour mettre en image le personnage imaginé par Kusumi, et a le don de nous plonger dans son atmosphère. Le gourmet solitaire nous fait partager son voyage gustatif mais aussi dans ses pensées puisque chaque plat évoque en lui des souvenirs ou des rencontres.
Tout autre sujet dans "Le sommet des dieux" (édition Kana, en 5 volumes): l'alpinisme est abordé de façon originale et surtout dans un récit très prenant avec des dessins réalistes. Tanguchi adapte à merveille le livre de Yamumaruka. Un homme, Fukamachi, découvre un jour dans une boutique népalaise, un appareil photo qui aurait pu appartenir à Mallory, le premier alpiniste à avoir tenté l'ascension de l'Everest. Ce livre nous raconte le dépassement de soi et la vie d'un homme, consacrée toute entière à la montagne.
Encore un autre manga de Taniguchi que j'ai beaucoup aimé: "Le journal de mon père" (édition Casterman) évoque avec sensibilité les souvenirs d'un homme pour son défunt père. A l'occasion des funérailles de ce dernier, Yoichi se remémore son enfance, et ce père qu'il ne connaissait pas si bien qu'il le croyait. Encore une fois, Taniguchi aborde là un sujet qui lui est cher: la nostalgie de l'enfance, l'importance des racines la paix et sérénité avec le passé. Tout cela est abordé de façon subtile et avec sensibilté. A la portée de tous.

jeudi 26 février 2009

Le livre "Chinoises" écrit par Xinran


J'ai découvert un livre très intéressant. L'auteur s'appelle Xiran, née à Pékin en 1959, elle est devenue journaliste et a présenté durant 8 années (de 1989 à 1997) une émission à la radio à Nankin: Mots sur la brise nocturne. Elle y encourageait les femmes à parler d'elles-mêmes, de leur vie, sans tabou. Malgré l'heure tardive de diffusion, elle a rencontré un vif succès et a par la suite rencontré de nombreuses femmes et recueilli leurs témoignages. Ces histoires vraies ont été réunis dans un livre: "Chinoises" (édition Picquier Poche). Les récits sont touchants, mais aussi durs et bouleversants, impossible de rester de marbre. Loin de l'Histoire des Grands Hommes sur tapis rouge, nous avons là les histoires des gens de simple vie, dans le sens noble du terme. Ce sont de loin, les personnes les plus touchantes et émouvantes, avec leurs forces et leurs failles, car elles ont en commun, cet élan de vouloir protéger celles et ceux qu'elles chérissent en dépit du chaos environnant. Les conditions de la femme chinoise, prise entre la tradition et la dictature de la "révolution culturelle" ont été très difficiles. Les témoignages de cette époque ne sont pas évidentes à obtenir et ce livre est une pépite, nous comprenons mieux que toute une génération a été brisée et a du mal à parler de tant de souffrances. Ce livre regroupe 15 histoires différentes, de femmes de profiles très variées (étudiante, paysanne...) à des "époques" différentes.

samedi 14 février 2009

Un casse croute chez "Tang Gourmet" et un tour à la librairie "You Feng" Paris 13ème

Quelques extraits de La légende du Roi Singe Sun Wu Kong adapté avec humour en BD bilingue chinois-français par Tsai Chih Chung, édition You Feng:


"Tang Frères" (48 Av. d'Ivry, 75013 Paris) c'est le supermarché de l'Asie à Paris. On y retrouve les odeurs d'épices, des herbes et cette même effervescence propre aux pays d'Asie. De plus en plus d'occidentaux viennent y faire leurs courses. On trouve toute sorte de nouilles asiatiques, les herbes comme la coriandre, de la menthe très parfumée (excellent pour préparer un thé à la menthe ou accompagner les nêms ou les rouleaux de printemps), des fruits exotiques, des dims sums, toutes les sauces (sauce soja, huile de sésame etc), du wasabi, des préparations pour soupe miso, des desserts, des sacs de riz, des boissons comme le lait de soja etc (liste très loin d'être exhaustive). Dans la cour, on trouve le "Tang Gourmet",où on peut acheter des sandwichs asiatiques, ce que nous avons fait aujourd'hui. Dragounet a sa préférence pour celui au porc laqué, c'est vrai qu'avec son goût très légèrement sucré, la viande se marie bien avec le pain! Moi, je reste fidèle au Gourmet: un sandwich garni de carotte rapée vinaigrée, de concombre, de tranches fines de viande de porc, de la coriandre et de la sauce. C'est très goûteux et peu onéreux. Idéal pour manger sur le pouce dans le quartier. Nous avons aussi pris une canette de lait de soja: on adore. On peut aussi acheter des brioches fourrées à la viande de porc, cuites à la vapeur, typiquement chinois, à goûter si vous ne connaissez pas. Tang Gourmet fait aussi traiteur: des portions de plats et soupes divers et variés ainsi que du poulet, du canard laqué fraichement cuits qui vous seront débités en petits morceaux devant vous sur le billot. Idéal pour agrémenter un repas à la maison.

Dragounet a besoin d'un livre pour continuer à apprendre le mandarin, nous allons donc à la librairie You Feng (66 r. Baudricourt, 75013 Paris.
www.you-feng.com). Tout un rayon sur les dictionnaires et livres pour apprendre les langues asiatiques: chinois, khmer, japonais, vietnamien etc. Plusieurs rayons de romans et autres suivent. Pour le côté ludique, j'ai pris une BD bilingue chinois-français sur la "légende du Roi Singe " (pour voir cliquez ici) (auteur Tsai Chih Chung, édition You Feng). Le trait des dessins a un côté naïf qui me plait bien et l'adaptation a introduit un caractère humouristique bon-enfant. Il est question d'un personnage dont j'ai toujours entendu parler depuis que je suis toute petite, même ayant grandi, ici en France, ma mère me parlait parfois de ce singe nommé Sun Wu Kong et ses aventures! Ce récit épique et fantastique écrit par Wu Cheng'En, fait parti des classiques de la littérature chinoise remontant à l'époque Ming. Il narre les exploits d'un héros justicier sous les traits d'un singe. On retrouve, dans les personnages accompagnant le rois Singe, tout le bestiaire de l'astrologie chinoise: cheval, dragon, cochon etc et des démons, des moines... Le périple se termine par la rencontre avec Bouddha et la transmission des Ecrits au Roi Singe et ses compagnons, ce qui devait sauver les humains. C'est une histoire encore extrêmement populaire de nos jours, qui a été adaptée sous de nombreuses formes: BD, films, opéra etc.